Interview de Jonathan Schemoul (Paris Envies)
par Fred à 15:04 | Interviews Comme personne ne peut mieux parler d’un service web que son créateur, j’ai demandé à Jonathan de nous parler un peu de Paris Envies, le site qui vous propose tous les outils nécessaires pour organiser au mieux vos sorties. Et il faut bien l’avouer, les interviews commençaient à me manquer, d’autant plus que la dernière datait un peu...

Fred : Avant tout, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Histoire de démarrer du bon pied, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Jonathan : Je suis Jonathan Schemoul, étudiant en dernière année de management de projets à l’Institut International du Multimédia. J’ai participé à quelques projets open-source et certains connaissent peut-être les « smoothgallery » et autres logiciels libres distribués sur le site où je propose mes services en freelance (jondesign).

Fred : Pour ceux qui ne connaissent pas, peux-tu présenter Paris Envies ?

Jonathan : Paris Envies est un service Internet qui sélectionne et vous recommande les meilleurs bars et restaurants parisiens adaptés à votre profil et à vos amis. Sinon, pour ceux qui ne sont pas encore inscrits, le service permet la localisation des bars et des restaurants parisiens les plus à la mode ou correspondant à votre recherche grâce à un module Google Maps implanté directement sur le site.

Enfin, il faut savoir que Paris Envies est un projet de création d’activité dans le cadre des Business Plan d’année 5 de l’IIM.

Fred : On le sait bien, en matière de web, il ne faut jamais s’arrêter d’innover. Des projets futurs pour Paris Envies ?

Jonathan : Sur ce plan là je te rejoins entièrement, il faut toujours innover si on ne veut pas se retrouver derrière. Comme projets futurs, en voici quelques uns : l’extension aux autres grandes villes françaises, l’ouverture de versions mobiles, et de nouveaux systèmes de points et de récompenses pour les meilleurs membres (accompagné d’une refonte de l’espace utilisateur). Tout cela dépendra bien entendu d’un tour de table prochain (les investisseurs, toute une aventure :-)).

Fred : Grâce à ton invitation, j’ai eu la chance de pouvoir tester la béta de la version mobile de Paris Envies. D’ailleurs, je te remercie une fois de plus. Mais pour ceux qui n’ont pas eu cette chance, as-tu une idée de la date de sortie de la version finale ? Et la version pour l’iPhone ?

Jonathan : La version mobile finale devrait venir dans le courant de la semaine ou de la semaine prochaine. D’autres versions sont actuellement en préparation, une version iPhone, comme tu le dis, qui devrait venir aux alentour de fin Février ou début Mars, et une version Android prévue, elle, pour Avril.

Fred : Entreprendre en France ce n’est pas toujours facile mais pourtant, beaucoup de français en rêvent. As-tu des conseils à leur donner ?

Jonathan : Tout d’abord, de bien s’entourer, d’avoir des voix pour vous dire « non, ça c’est pas bon ! », de ne pas négliger l’étape business plan, et surtout, pour des projets plus techniques, de tout penser sur papier avant de coder (oui, je parle aux geeks là ;-)).

Ah oui, et autre chose, comme on dit dans le millieu des start-ups : « You aren’t working on project Manhattan, you Einstein ! », en gros ne gardez pas tout secret, et montrez du concret le plus vite possible, vous ferez trembler les autres acteurs et les pousserez à dévoiler plus vite leurs plans :-). En plus, les premiers arrivés ont souvent plus de chance face aux investisseurs.

Fred : Pour finir, as-tu quelque chose à ajouter ?

Jonathan : Oui, je tiens à te remercier pour cet interview et pour tes excellents articles au quotidien sur FredZone que je lis avidement.

A noter que Paris Envies a également fait l’objet d’un billet et que vous pouvez le retrouver en cliquant sur ce lien. En tout cas Jonathan, je te remercie de t’être prêté au jeu et j’espère que tu rencontreras le succès que tu mérites. ^^

Rédigé en 59 minutes
Interview de Guillaume Limare
par Fred à 18:14 | Interviews Voilà quelques jours, je vous parlais d’Inoveum, un service de CV en ligne particulièrement original et très prometteur. Et bien Guillaume Limare, l’un de ses fondateurs, a accepté de se prêter au jeu et m’a accordé une petite interview. Merci à lui et bonne chance pour la suite...

Fred : Merci de me donner l’occasion de te poser quelques questions. Avant de commencer, et pour ceux qui ne te connaissent pas, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Guillaume : Salut Fred ! Je suis donc Guillaume Limare, j’ai 24 ans, et je suis co-fondateur d’inoveum.com, site Web 2.0 de création et de gestion de CV. Pour évoquer rapidement mon parcours : au cours de ma scolarité à l’ESSEC, j’ai travaillé chez Unibail en contrôle de gestion, TBWA en pub et IBM Japan en stratégie. J’ai eu la chance de présider l’association esseclive.com, le site des étudiants du Groupe ESSEC, ce qui m’a permis d’être au cœur des problématiques du Web dès 2004. C’est également au sein de cette association que j’ai rencontré Jérôme Calot, mon associé, qui était président l’année précédente.

Fred : J’ai découvert Inoveum un peu par hasard et je dois dire que le concept m’a plutôt séduit. D’où t’est venue l’idée de te lancer dans une telle entreprise ? Et puis surtout, comment vis-tu cette expérience ?

Guillaume : J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale. J’ai d’ailleurs voulu faire partager cette passion en créant un concours de Business Plan, Creatio-CIC , en 2004 à l’ESSEC. 15000€ de prix et des étudiants-entrepreneurs particulièrement motivés. Donc c’est clair que la création d’entreprise me titillait.

C’est lors d’un dîner avec Jérôme, au milieu des problèmes du CPE et au début de la vague Web 2.0, que nous avons commencé à échanger nos points de vue sur l’emploi sur Internet. Beaucoup de besoins étaient insatisfaits : offres d’emploi trop chères pour les PME, arnaques en tout genre dans les CV sur Internet… Nous avons donc pensé qu’il y avait de la place pour un service vraiment efficace de création et de gestion de CV, en amont de tous les job boards.

En effet, jusqu’à aujourd’hui, création de CV rimait avec parcours du combattant : mise en page figée et complexe sur des logiciels payants de traitement de texte, remplissage de formulaires rébarbatifs et incomplets en ligne… Aucune solution ne satisfaisait vraiment l’utilisateur. Et c’est la raison pour laquelle nous avons essayé de créer le meilleur service de création et de gestion de CV. Et c’est gratuit !

Quant à l’expérience, elle est tout simplement incroyable ! Créer son entreprise est une aventure fantastique. Certes, ce n’est pas facile tous les jours, et rien n’est jamais acquis. Heureusement d’ailleurs que nous sommes deux dans la barque… Tout seul, cela aurait été beaucoup plus difficile.

Fred : Depuis quelques temps, on a l’impression que le CV a tendance à se libérer et à puiser de plus en plus dans les nouveaux médias. D’après toi, il s’agit juste d’une mode qui passera ou est-ce que le marché de l’emploi est vraiment en train de vivre son coming-out ?

Guillaume : Le CV se libère, oui et non. Je dirais qu’il se libère par ses moyens de création et de diffusion. Effectivement, il est désormais possible de faire son CV de manière plus efficace, grâce notamment à inoveum.com. Le diffuser n’a jamais été aussi facile, que ce soit par envoi de pièce jointe au format PDF ou d’une URL. Quant à la visibilité sur Internet, elle est aussi en pleine progression. Nous proposons ainsi le référencement sur les moteurs de recherche grâce à une adresse unique par utilisateur de la forme « alias.moncv.com ». Par exemple, un dénommé Marc Durand peut référencer son CV sur marc-durand.moncv.com, et ainsi sortir dans les premiers résultats sur son nom. Et comme les recruteurs ont de plus en plus tendance à utiliser Google pour se renseigner sur le passé du candidat…

En revanche, il n’y a pas de révolution dans le CV en lui-même. Les recruteurs cherchent un document codifié, dans le fond comme dans la forme. Sortir des sentiers battus avec un CV en vidéo est intéressant pour postuler dans des métiers de l’audiovisuel ou de l’animation. Mais 80% des recrutements passent par l’envoi d’un CV classique. Et la raison en est simple : ce document synthétise de manière efficace le parcours du candidat. Or, le recruteur ne peut passer que 30 secondes par CV. Il doit donc lire très rapidement les informations, souvent en diagonale. Un bon CV permettra cette lecture, avec la mise en valeur des éléments importants.

Le marché de l’emploi sur Internet est en tout cas en pleine révolution. Beaucoup de nouveaux entrants partent à la conquête des positions de Monster, Cadremploi et Keljob. On verra bien comment évoluera la situation dans les mois qui viennent. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les services aux utilisateurs ne cessent de gagner en qualité. Et si le marché de l’emploi en France peut s’en trouver fluidifié, alors nous aurons tous rempli notre mission.

Fred : Sur Internet, tout va très vite mais dans la vie, ce n’est pas toujours forcément le cas. Le CV 2.0 est assez original, aussi peut-il y avoir un risque qu’il déplaise à certains recruteurs ?

Guillaume : C’est aussi notre point de vue. C’est pour cette raison que les CV réalisés sur Inoveum sont téléchargeables en PDF, pour un envoi rapide et efficace aux recruteurs. Le CV classique reste le document incontournable dans le recrutement aujourd’hui. Ceux qui prétendent le contraire ne connaissent pas la réalité du terrain dans les entreprises françaises.

Cependant, Internet permet un approfondissement des candidatures. Si le recruteur souhaite en savoir plus sur le candidat, il est pertinent de lui proposer les outils adéquats pour le faire. C’est pour cette raison que nous ajouterons très prochainement des fonctionnalités interactives, notamment sur toute la partie « Mon CV sur le Web ». Plus de flexibilité pour le candidat et le recruteur, tout en utilisant au maximum les fonctionnalités du Web, c’est ce qui nous paraît important aujourd’hui. Mais je le répète, le CV dans son format classique reste indispensable dans toute candidature. Et inoveum.com permet de simplifier la création et la gestion de ce document.

Fred : Dans une interview menée par Jean-François Ruiz, tu disais que Monster et Inoveum proposaient des services complémentaires. Un partenariat entre vos deux sociétés est-il envisageable ?

Guillaume : Bien sûr ! Je confirme mes propos. Aujourd’hui, nous avons un partenariat très fort avec Wanajob.com, le moteur de recherche d’offres d’emploi nouvelle génération. Wanajob est spécialisé dans les offres, nous dans les CV, donc les complémentarités sont évidentes.

Quant à Monster, ou tout autre job board d’ailleurs, l’idéal serait de nouer des relations fructueuses, dans lequel le candidat créant son CV sur inoveum.com, pourrait l’exporter en un clic sur de multiples sites, augmentant ainsi ses chances d’être visible par un recruteur. On y travaille…

Fred : Sur le blog d’Inoveum, tu fais allusion à de nouveaux services qui sortiront bientôt. Juste comme ça, tu n’aurais pas un petit scoop à annoncer ?

Guillaume : Comme je l’évoquais plus haut, nous allons mettre en place des outils permettant la mise en valeur du candidat via des contenus interactifs. Donc je suis heureux de t’annoncer que nous mettrons très bientôt en place un système de « portfolio », grâce auquel l’utilisateur pourra rajouter du contenu multimédia sur son CV sur le Web. Au début, il s’agira de mettre des photos, afin de permettre à des utilisateurs (styliste, architecte, designer…) de mettre en avant leur candidature. Dans un deuxième temps, nous envisageons de supporter d’autres formats (PDF, vidéos...).

Fred : Pour finir, est-ce que tu es prêt à travailler plus pour gagner plus ? Et évidemment, as-tu quelque chose à rajouter ?

Guillaume : Tu sais, par définition, l’entrepreneur travaille comme un fou pour des clopinettes au début, mais espère toucher le jackpot un jour. Donc cette devise me va bien, oui. Disons que je travaille beaucoup pour espérer gagner beaucoup. Mais la motivation principale n’est pas l’argent. Pour moi, la création d’entreprise reste une des dernières aventures possibles aujourd’hui. Indépendance, maîtrise de sa destinée et sentiment d’apporter quelque chose à la société… Bien sûr, les risques sont grands, et les soucis sont quotidiens. Mais le plaisir retiré est maximal.

Donc si j’ai une dernière chose à dire : créez votre entreprise ! Vous ne le regretterez pas.

Rédigé en 53 minutes
Interview d’Aurélien Guihéneuf
par Fred à 18:49 | Interviews Si les CV vidéo tendent à se répandre de plus en plus, appuyés notamment par des plateformes telles que YouTube ou Dailymotion, les CV audio ne sont pas non plus en reste. Pour en savoir un peu plus, j’ai ainsi donc "rencontré" Aurélien Guihéneuf, l’un des instigateurs de ce concept pour le moins novateur...

Fred : Avant tout, merci de me donner l’occasion de te poser quelques questions. Pour ceux qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Aurélien : Merci à toi de t’intéresser à mon cas ! Eh bien la situation est simple, je m’appelle Aurélien Guihéneuf et je suis passionné de musique (et d’art plus largement). Je suis également diplômé d’une Ecole de Communication (Sciencescom à Nantes). Le couple des deux m’a naturellement amené à me diriger vers des postes de communication-marketing, dans l’industrie musicale. J’ai quelques expériences (stage de Chargé de Promotion Musicale TV/Radio chez Lagardère Active et depuis février Attaché de Presse indépendant pour les soirées mensuelles Sabotage Rock Party à Paris-Elysée Montmartre), mais cela ne pèse pas assez lourd dans mon CV pour que mes candidatures surpassent mes concurrents expérimentés sur un poste… Voilà la problématique principale à laquelle je suis confronté depuis que je cherche un emploi.

Fred : Le CV audio est un concept plutôt original. Alors, forcément, pourrais-tu nous dire comment t’est venue cette idée ? Est-ce que tu avais du mal à trouver un boulot ou as-tu juste eu envie de te démarquer de la concurrence ?

Aurélien : Je suis effectivement confronté à de nombreuses difficultés dans ma recherche de travail : pas beaucoup d’expériences, et très peu de places sur le marché. Ce qui compte dans ce cas, ce sont évidemment mes compétences, mais surtout ma motivation, ma détermination, ma personnalité. Ce sont les paramètres qui peuvent faire la différence et combler certains manques sur mon CV. Je dois donc déployer de nombreux efforts pour pouvoir faire en sorte qu’un employeur potentiel (maison de disques, touneur, média…) puisse se pencher sur mon cas et me proposer ne serait-ce qu’un entretien. C’est en partant de ce constat que j’ai commencé à vouloir trouver une idée qui puisse me démarquer et donner envie aux recruteurs potentiels de me rencontrer. J’en ai discuté avec une amie, Marie BRETON, qui était un peu dans le même cas que moi. Elle a voulu se créer un CV Vidéo ; j’ai réfléchi et je me suis dit qu’un CV Audio correspondait complètement à mon profil : original (je crois que ça n’existe pas encore les CV Audio ?!), en phase avec mon envie de travailler dans la musique. J’ai donc enregistré ce CV en format mp3 pour pouvoir l’envoyer dans mes candidatures, en plus de mon CV et d’une lettre de motivation basiques. J’ai en plus ajouté ce CV Audio sur YouTube (du coup forcément avec une vidéo, que j’ai voulue peu attractive pour éviter qu’elle cannibalise l’aspect exclusivement sonore du CV Audio), afin de créer un petit buzz et peut-être arriver jusqu’aux oreilles d’employeurs potentiels ! Tout simplement… :)

Fred : Quelles ont été les retombées de ton initiative ? L’expérience a-t-elle été concluante ?

Aurélien : Pour le moment (ça fait 3 jours) quelques blogs commencent, comme toi, à parler de mon CV donc je ne calcule évidemment pas encore les retombées. Mais l’expérience sera, je l’espère, concluante ; j’ai en général de bons avis sur mon initiative. Certaines personnes cependant prennent mon CV Audio pour un CV Vidéo et critiquent la qualité ou la pertinence de ma vidéo sur YouTube. D’autres déplorent un manque d’informations sur mes expériences, mais c’est justement à cela que sert le CV Audio : intriguer, interpeller, afin d’être contacté grâce à l’adresse « aurelienfaitparler@gmail.com » que j’ai créée pour l’occasion.

Fred : On en parle assez sur le Net, le CV multimédia commence à fleurir un peu partout. Alors justement, penses-tu que le CV traditionnel a encore sa place sur le marché du travail ?

Aurélien : Bien sûr que oui ! Le CV traditionnel ne pourra jamais être remplacé par un CV Multimédia. Il explique beaucoup de choses, en détail, que l’on ne pourrait pas expliquer dans un CV Audio ou Vidéo (à moins d’en faire un long métrage ;-) ). Par contre, je pense que le CV Multimédia est en quelque sorte un remplaçant, ou du moins un bon complément, de la lettre de motivation (qui d’ ailleurs est souvent lue en diagonale par les recruteurs). C’est donc comme cela que je vois les candidatures de demain : un CV matérialisé, formel (CV papier, PDF, word…) et un CV dématérialisé, plus informel, qui en dit beaucoup plus sur la personnalité et la motivation du candidat. Je dois préciser malgré tout qu’un CV Multimédia doit exister quand il est vraiment en phase avec ce que cherche et prétend le candidat, sinon il n’est pas pertinent du tout et pourra pénaliser une candidature… Le CV Multimédia est aujourd’hui « la cerise sur le gâteau » dans une candidature. C’est pourquoi il est bon d’être un précurseur dans ce type de démarche, et ne pas trop attendre que les CV Multimédia soient banalisés… Avis aux hésitants.

Fred : Juste comme ça, as-tu trafiqué ta voix sur l’enregistrement ou est-ce que tu chantes vraiment bien ? Parce que j’ai eu beau essayer à plusieurs reprises, ça ne rend pas pareil :)

Aurélien : Merci pour le compliment car en effet c’est vraiment moi qui chante (et qui parle), non je n’ai pas trafiqué ma voix, j’en ai juste fait plusieurs (des chœurs, des effets, je me suis bien amusé !). Par ailleurs, je ne suis pas seulement passionné de musique, je suis aussi auteur-compositeur-interprète (Tim Aidjy, dans un style que j’essaie d’inventer : le Rock à l’esprit House) ! Pour les curieux j’ai des compos sur : www.myspace.com/timaidjy ;-) mais ça c’est un autre sujet !

Fred : Du coup, peux-tu nous dire quel matériel tu as utilisé pour réaliser ton CV ? Et à quand un clip, comme ce qu’on a pu voir du côté de Marie Breton ?

Aurélien : J’ai utilisé un logiciel de mon Mac : GarageBand, assez basique mais très pratique et très utile. Quant au clip éh bien comme je l’ai dit, je ne souhaite pas que mon CV Audio soit confondu avec une CV Vidéo. Mon CV est sonore, c’est ce qui fait son originalité et sa pertinence avec mon profil donc je ne souhaite pas en faire une vidéo… Mais cela dit les CV Vidéo sont une très bonne idée également quand ils sont bien faits (voir celui de Marie BRETON en effet… j’ai participé à sa conception et sa réalisation donc je ne peux que je soutenir !).

Fred : En passant, et parce que le sujet m’intéresse, que pense un professionnel du milieu des fameuses DRM apposées sur la plupart des « échantillons » musicaux ? Et pour aller un peu plus loin, que penses-tu de l’initiative de certaines plateformes musicales qui proposent justement des titres sans protection ?

Aurélien : Le sujet est très piquant ! Mais il va bien falloir trouver une solution. Certains protagonistes de l’industrie musicale se plaignent de ne plus gagner autant d’argent qu’il y a 10 ans sur les titres vendus, mais je pense que le marché et les technologies ont évolué bien plus vite que les idées des maisons de disques. Aujourd’hui, les consommateurs ont pris de nouvelles habitudes, et je pense que leur imposer les DRM risque d’être très peu bénéfique pour l’industrie du disque. En effet, si je me positionne en tant que consommateur, quitte à payer pour télécharger, je préfère le faire pour un titre sans protection, que je peux copier autant de fois que je veux sur mon lecteur mp3 et sur d’autres supports, qui m’appartient pour de bon. A quoi bon dépenser de l’argent pour un produit que l’on ne peut même pas utiliser à son gré alors que l’on peut tout télécharger gratuitement ? Je pense que ce ne sont pas les DRM qui vont améliorer les habitudes de consommation de la musique. Certes, les fichiers sans DRM peuvent s’échanger à volonté mais les fichiers trop protégés bloquent et repoussent le consommateur. Ce sont les habitudes que nous devons d’abord changer. Cependant, à présent chaque maison de disque choisit son mode de fonctionnement en termes de DRM ; chaque stratégie est discutable, plus ou moins pertinente mais toujours réfléchie ; on verra dans quelques années qui sortira son épingle du jeu.

Fred : Et pour finir, aurais-tu quelque chose à ajouter ?

Aurélien : Oui, un mot : MERCI pour ton soutien et ton intérêt sur mon initiative. Je te tiendrai bien évidemment au courant de l’avancée des choses. A très bientôt, au plaisir.

Vous l’aurez compris, Aurélien a beaucoup d’idées et on lui souhaite sincèrement de trouver une entreprise qui le mérite. Pour ceux que ça intéressent, vous pouvez trouver le CV vidéo de Marie Breton à cet endroit et celui d’Aurélien juste en dessous. Et au passage, Aurélien, merci à toi, tu m’as permis d’inaugurer cette nouvelle rubrique :)

Rédigé en 31 minutes








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Frédéric Pereira