
Enfin un peu de neuf sous le soleil de Redmond. Fidèles à l’interface de Vista, le nouvel explorateur ne ressemble plus vraiment à celui des versions précédentes. On peut même aller jusqu’à dire qu’il a été complètement remis au goût du jour. Première constatation, le sempiternel menu s’est enfin fait la malle, au profit de raccourcis variant en fonction du dossier dans lequel se trouve l’utilisateur. L’interface en est plus aérée, plus simple et du coup plus conviviale. A noter quand même qu’il devient du coup beaucoup moins facile d’accéder aux options avancées de l’explorateur mais heureusement pour nous, il suffit d’appuyer sur la touche F10 du clavier pour voir le menu réapparaître.
Seconde constatation, l’organisation des dossiers a été entièrement revue. Le répertoire Mes documents a donc été jeté à la trappe et prend désormais le nom de l’utilisateur. On se sent nettement moins infantilisé et ça fait plutôt plaisir. Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, de nouveaux dossiers font également leur entrée : documents, images, vidéos, musique, recherches, contacts, favoris, téléchargement et parties enregistrées. Terriblement groovy, non ? On précisera juste que le dossier recherches permet à l’utilisateur de conserver l’historique de toutes les recherches effectuées sur le poste.
Pour en revenir un peu à l’affichage, les icônes ont été liftées et sont désormais plus nettes, plus lisses, qu’elles ne l’étaient auparavant. Les dossiers laissent aussi entrevoir ce qu’ils contiennent et on regrettera juste que Microsoft n’ait pas poussé le concept un peu plus loin. L’esthétique, c’est bien, mais cela ne fait pas tout. L’explorateur de Vista est beaucoup plus joli mais on aurait apprécié qu’il soit également plus fonctionnel.

Si le Finder et l’explorateur Windows obéissent à une même problématique et permettent tous les deux à l’utilisateur de naviguer dans ses dossiers et ses fichiers, ils sont pourtant aux antipodes l’un de l’autre et possèdent tous les deux une identité propre. Ce qui caractérise le Finder, c’est avant tout la simplicité et l’ergonomie. Ces deux concepts ont d’ailleurs été poussés à leur apogée avec le Finder de Leopard.
Le nouveau Finder est donc plus ergonomique, plus puissant qu’il ne l’a jamais été. Cette dernière remarque n’est pas de moi, hein, mais d’un ami qui est sous Mac depuis que ça existe (oui, moi aussi il me fait peur...). Désormais, vous pourrez donc afficher vos fichiers et vos dossiers en utilisant le mode Cover Flow qui nous vient tout droit d’iTunes et des iPods. Grâce à lui, vous pourrez donc naviguer dans vos affaires comme si vous tourniez les pages d’un livre. L’effet est remarquable, très soigné et très efficace puisqu’il suffit d’utiliser la molette de la souris pour faire défiler le tout.
Mais là où le Cover Flow prend vraiment tout son sens, c’est avec le Quick Look. Cette fonction permet à l’utilisateur de pré-visualiser n’importe quel type de document sans avoir à l’ouvrir pour autant. Vous fouiner dans un dossier et vous tombez sur une vidéo qui ne vous dit absolument rien ? Il vous suffit d’appuyer sur la touche espace de votre clavier pour la lancer directement dans le Finder. Et ça marche vraiment pour n’importe quoi. Autant dire que cela vous permet d’économiser du temps, de la batterie (plus la peine de lancer trente applications super gourmandes pour savoir ce que contiennent vos fichiers) et donc de l’argent. Enfin presque.
Et puis, je crois que la cerise sur le gâteau, ce sont les dossiers intelligents. En quelques clics, vous pouvez créer des dossiers virtuels qui filtreront le contenu de vos dossiers. Vous avez besoin de jeter un coup d’oeil à toutes vos images parce que vous n’arrivez pas à retrouver celle qui vous fait défaut ? Hop, en un clic c’est réglé et c’est exactement la même chose pour les vidéos, les PDF ou n’importe quoi d’autre.
Le plus surprenant, c’est qu’on s’habitue très vite à ce nouveau Finder et qu’il devient même difficile de retourner ensuite sur l’explorateur Windows ou tout vous semble... dépassé.

Le gros problème avec la Gutsy Gibbon, comme avec n’importe quelle distribution Linux, c’est que tout est paramétrable. Et quand je dis tout, c’est vraiment tout. Pour peu que l’on s’y mette sérieusement, il est donc possible de tweaker son interface dans ses recoins les plus sombres. Seulement, histoire de rester aussi objectif que possible, on va s’appuyer sur le bureau par défaut et donc sur l’explorateur de fichiers livré en standard pour réaliser ce comparatif.
Et justement, ce qu’on peut en dire, c’est que l’explorateur de la Gutsy ne fait pas dans les fioritures et va même droit à l’essentiel. Alors c’est certain, même les utilisateurs les moins chevronnés ne s’y perdront pas. Ils retrouveront ainsi le bureau, les dossiers personnels, le système de fichier ainsi que tous les lecteurs montés. C’est clair, précis, efficace.
Malheureusement, on reste très vite sur notre faim. Sans pour autant rompre complètement la tradition, on aurait aimé que la Gutsy se distingue un peu plus de la concurrence. Alors certes, l’esthétique ne fait pas tout, mais elle joue tout de même un rôle majeur dans l’expérience utilisateur. Et dans ce cas précis, on ne ressent absolument rien. L’explorateur de la Gutsy est vieillot, démodé et nous rappelle un peu trop ce qui se faisait dans les années 90. Vraiment regrettable, même si on ne peut que comprendre les raisons de ce choix.
En effet, l’objectif d’Ubuntu est de conquérir le grand public en proposant une distribution accessible et simple d’utilisation. Dans ce contexte, il est donc préférable de se calquer sur ce qui existe déjà histoire de ne pas dérouter les utilisateurs. Et c’est justement pour ça qu’il est très difficile de lui en tenir rigueur. Nul doute qu’une fois que Linux sera rentré dans les moeurs, les développeurs iront plus loin et proposeront, enfin, une interface vraiment originale. En tout cas, c’est vraiment tout le mal qu’on leur souhaite.
C’est sans surprise que Leopard arrive largement en tête, loin devant ses concurrents. Le Finder est une véritable prouesse technique qui parvient à conjuguer accessibilité, performance et ergonomie. La fonction Quick Look lui confère en effet une nouvelle dimension et le propulse sur le devant la scène. Organiser ses dossiers et ses fichiers n’a jamais été aussi simple.
Ce n’est pas pour autant que l’explorateur de fichiers de Vista n’est pas agréable à utiliser. Bien au contraire, les améliorations sont nombreuses mais on reste quand même sur notre faim. On a même l’impression que les développeurs ont manqué de temps et qu’ils n’ont pas pu aller jusqu’au bout de leurs idées. Une aberration, quand on pense au nombre d’années qu’il a fallu à Microsoft pour sortir son nouvel O.S.
Et la Gutsy dans tout ça ? Si on comprend facilement le choix qui a conduit les développeurs à ne pas rompre avec la tradition, on ne peut pas s’empêcher de se demander ce que son explorateur aurait été si les développeurs s’étaient un peu plus lâchés et s’ils avaient laissé libre court à leur imagination. Heureusement, l’univers Linux est l’un des plus riches et flexibles qui soit : les explorateurs de fichiers sont légion et il est donc possible de choisir celui qui nous convient le mieux.

Bon, c’est toujours délicat de parler d’un produit des laboratoires de Microsoft, mais on peut quand même dire que Vista a rompu la tradition avec les versions précédentes de Windows. La nouvelle interface est plus agréable, plus esthétique, et on s’y fait vraiment très rapidement. Les effets d’ombres et de transparence sont plutôt bien réussis et Aéro profite vraiment à l’expérience utilisateur.
La grande nouveauté, c’est quand même la 3D et les images vectorielles qui permettent de sauter très agréablement d’une fenêtre à l’autre. Sans compter que les icônes ont bénéficié du même traitement, ce qui permet d’avoir un aperçu très net du document sélectionné. Pour une fois, la firme de Redmond s’est appliquée et ça se voit.
A noter également l’apparition d’un panneau latéral qui permet à l’utilisateur d’ajouter des éléments au bureau, comme une horloge, la météo ou encore un lecteur de flux rss. Tous ces gadgets ne sont pas forcément utiles mais certains valent quand même le coup d’oeil. On pourra par exemple citer le Free Player, qui ravira tous les freenautes.
Pour en finir avec ce tour d’horizon, on va parler du menu "Démarrer" qui a été remplacé au profit du logo de Vista. Son organisation s’est également vue remaniée et elle permet à l’utilisateur d’avoir immédiatement la main sur l’essentiel. Les logiciels les plus utilisés apparaissent directement dans la zone de gauche alors qu’un bouton habillement nommé "Tous les programmes" vous permet d’avoir accès à... tous les programmes. Le plus sympa, c’est quand même la zone de droite qui contient les raccourcis vers les dossiers personnels de l’utilisateur. Plus besoin d’aller fouiner dans l’explorateur Windows. Ou presque.
Seule ombre au tableau, et pas des moindres, cette nouvelle interface bouffe énormément de ressources. A moins d’avoir une machine de bourgeois, il est donc impossible d’en profiter pleinement. Et sur ce point, vous pouvez me faire confiance : j’ai eu la "chance" de pouvoir tester Vista sur... un Celeron :)

Ce qui caractérise l’interface de Mac OS Leopard, c’est l’unité. Dans les anciennes versions, il pouvait en effet arriver que certaines fenêtres dénotent d’avec le reste (de ce qu’on m’en a dit). C’est désormais de l’histoire ancienne et on ne va pas s’en plaindre. En revanche, on pourra quand même noter qu’Apple a adopté un gris mat du plus bel effet un peu partout.
Même chose pour le dock qui se présente désormais en perspective et qui joue pas mal avec les reflets. C’est sympa et propre, même si j’aurais apprécié que le point bleu signalant les applications exécutées soit un peu plus voyant. Personne n’est parfait. Mais quand on démarre, c’est un peu perturbant de fermer une fenêtre pour se rendre compte qu’elle n’est pas vraiment fermée. Le côté sympa, c’est que lorsqu’on démarre de nouveau le logiciel qu’on vient de fermer, aucun temps de chargement n’est à déplorer.
Toujours par rapport au dock, le Stack vous permet de voir le contenu de vos dossiers sous la forme d’une pile ou d’une grille et vous évite de vous balader partout à la recherche du dernier document téléchargé. L’espace de travail est du coup beaucoup plus ordonné et laisse donc place à l’essentiel.
Comme un bonheur ne vient jamais seul, toutes les icônes ont été retravaillées et peuvent être affichées en plus grande taille sans aucune perte de qualité. Elles sont également plus colorées et contrastent d’autant avec la robe grise de Leopard. Cela confère une certaine fluidité au système et on a vraiment l’impression que tout est plus travaillé. La finition est d’ailleurs exemplaire et on voit tout de suite qu’Apple a vraiment décidé de dépoussiérer son OS X.
Et le plus beau dans tout ça, c’est que Leopard n’est vraiment pas gourmand en ressources. Le système est fluide, réactif et répond très vite à chaque sollicitation de l’utilisateur. C’est vraiment très sympa, d’autant plus que les 1Go de mémoire vive fournis en standard suffisent amplement.

La première chose qui saute aux yeux quand on démarre Ubuntu Gutsy Gibbon, c’est... que rien ne nous saute vraiment aux yeux. L’interface est assez austère et le fond d’écran activé par défaut nous renvoie immédiatement à celui de Vista. On donne une fois de plus dans l’aurore boréale, qui semble être plutôt à la mode ces derniers temps.
Concernant l’interface elle-même, on trouve donc une barre des tâches située tout en haut de l’écran et qui nous donne la main sur les applications, les raccourcis et les options du système. A noter quand même que tout est beaucoup plus ordonné que sous Vista et qu’on a beaucoup moins de chance de s’y perdre. Même chose pour la barre du bas qui ne surprend vraiment pas par son originalité. On pourra quand même citer l’icône des bureaux virtuels qui vous permet de configurer cette fonction. Sur ce point, on notera d’ailleurs que c’est Leopard qui s’est inspiré de l’univers Linux, et pas le contraire.
Cependant, dès que l’on installe les pilotes de la carte graphique et qu’on active Compiz Fusion, tout devient nettement différent. Les effets sont nombreux, très plaisants et on se surprend très vite à bouger les fenêtres dans tous les sens pour les voir se déformer. Tout ça en temps réel sans qu’aucun temps de latence ne vienne gâcher notre plaisir.
Les fenêtres et les menus intègrent également des effets de transparence, ce qui n’est pas sans rappeler ce bon vieux Leopard. Légèrement agaçant, dans la mesure où on a vraiment l’impression que la Gutsy Gibbon se cherche encore et préfère puiser dans ce qui existe déjà plutôt que d’apporter sa propre pierre à l’édifice.
En revanche, s’il y a un point commun à Leopard qu’on ne regrette pas, c’est bien qu’Ubuntu soit aussi très fluide sur de petites configurations. Il s’agit d’ailleurs de l’O.S le moins gourmand en ressources systèmes de ce comparatif et c’est un détail qui change vraiment la donne.
Ce qu’on peut dire sans se tromper c’est qu’en terme d’interface, Vista et Leopard se retrouvent vraiment au coude à coude. Malgré leur expérience utilisateur unique, ils ont en effet de nombreuses similitudes. Tous les goûts sont dans la nature mais si je devais désigner un gagnant, ce serait sans conteste Leopard dans la mesure où il nécessite beaucoup moins de ressources système que son concurrent.
Ubuntu Gutsy Gibbon se positionne plus comme l’outsider impétueux. Son interface n’est pas encore assez aboutie pour venir taquiner Apple et Microsoft, mais il ne faut pas oublier qu’historiquement, il reste quand même le plus jeune des trois. Compiz Fusion l’illustre d’ailleurs parfaitement, il ne lui manque qu’un peu de bouteille en plus pour changer la donne.

Quand on tient un blog qui propose une publication régulière, on est souvent obligé de faire très vite. L’actualité étant ce qu’elle est, il est ainsi parfois difficile d’approfondir un sujet et d’en examiner toutes les facettes. Oui, c’est terrible, j’en ai conscience... Et c’est justement la raison pour laquelle j’ai décidé en mon âme et conscience de lancer cette nouvelle rubrique : pour ne pas faire qu’effleurer les sujets qui me tiennent à coeur.
Mon premier dossier (il faut que je marque cette journée d’une pierre blanche) verra donc s’affronter les trois systèmes d’exploitation les plus connus et utilisés de par le monde. J’ai nommé (roulement de tambour) : Windows Vista, Mac OS X Leopard et Ubuntu Gutsy Gibbon. Alors forcément, j’en vois déjà certains me jeter des chouquettes dans les yeux et s’insurger de ne pas voir apparaître certains noms. Pourtant, l’explication est simple : je ne parle que de ce que je connais. Et ces trois systèmes, ça tombe plutôt bien, je les ai à la maison et je les utilise chaque jour. Voilà, ça, c’est dit !
Histoire de pouvoir aller vraiment jusqu’au fond des choses (quelle expression magnifique...), je vais donc découper ce dossier en plusieurs billets. Bah oui, c’est que je vous connais, vous autres, quand il y en a trop vous ne lisez pas. En tout cas, moi c’est mon cas mais j’ai une dérogation de mon ophtalmo. Donc qui dit plusieurs billets dit aussi plusieurs parties (très fin, ça). Et voici donc les points qui seront abordés, dans l’ordre chronologique :
Voilà, à noter quand même que cette liste s’aggrémentera de liens au fur et à mesure que j’avancerai dans l’écriture du dossier. Alors ça risque quand même d’être long, hein, mais j’espère que cela vous permettra de mieux appréhender ces trois systèmes d’exploitation. Et promis, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour rester parfaitement objectif et serein (c’est important la sérénité, en informatique).
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